Le groupe Barrière pourrait vendre certains de ses 41 casinos

janvier 27, 2017 Casino

Le torchon brûle entre le groupe Lucien Barrière et certains de ses casinos. Avec la nouvelle politique du groupe orientée vers l’international, la séparation avec quelques casinos devient de plus en plus évidente. Pour le moment neuf casinos et deux hôtels sont concernés par cette décision du groupe dont certains sont de la Bretagne, en l’occurrence ceux de Perros-Guirec et de Carnac.

1- La vente de certains casinos

Le groupe Lucien Barrière compte de nombreuses complexes multi-activités de luxe et a de nouveaux projets pour mieux asseoir sa suprématie à en France et à l’international. Onze de ses maisons de jeux ont déjà reçu des propositions de rachats dont Besançon, Briançon, Carnac, Chamonix, Dax, Jonzac, Leucate, Perros-Guirec, les Sables-d’Olonne, ainsi que deux de ses hôtels à savoir le Pullman Bordeaux Lac et le Mercure Niederbronn. Selon les responsables, le groupe Barrière a l’ambition de devenir la référence dans le secteur de l’hôtellerie de luxe et de confirmer leur position de leader dans les casinos.

Cela nécessite des mesures importantes, qui l’obligent à vendre certains de ses casinos. Leur ambition est d’imposer des concepts multi offres avec le Resort, qui constitue un complexe proposant des services d’hôtellerie, de casino, de Thalasso et de golf. Leur nouvelle stratégie a emporté le casino de Trestraou, à Perros-Guirec, qui compte un bar, un restaurant et près de 99 machines à sous. Il est nécessaire de rappeler que ce casino occupait la trente-unième position dans le groupe et n’apportait pas des résultats satisfaisants au groupe Barrière. En 2012 des innovations ont été faites avec un investissement dans une roulette anglaise pour mieux attirer la clientèle, mais ces efforts sont restés vains.

2- Les craintes des salariés

Les salariés informés par cette décision du groupe, se préoccupent de leur avenir et de leurs acquis sociaux. Leur reprise après la vente de ces établissements reste un mystère pour le syndicat des travailleurs. Des courriers en attente de réponse ont été déjà envoyés à la direction des ressources humaines, notamment aux maires des zones concernées. Une bonne capacité financière des acheteurs peut leur garantir la conservation de leurs emplois, le cas échéant des difficultés peuvent apparaître.

Mais les responsables du groupe Barrière estiment que toutes les dispositions seront prises pour bien rassurer les salariés des casinos susceptibles à la vente. Ils pensent que même un petit groupe peut développer le casino et le repreneur aura l’obligation de maintenir la Délégation de service public et les conditions ne changent pas.

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