Pourquoi la roulette russe ?

Lors des deux derniers accidents, la sonde d’angle d’attaque (AOA) est certainement impliquée et est le déclencheur d’une cascade d’événements. Le problème de cette sonde est bien connu de Boeing, qui y travaille depuis de nombreux mois. Mais le plus aberrant, c’est que, contrairement à l’Airbus, le 737 MAX ne possède qu’un seul AOA (capteur d’incident qui fournit des informations au système antiblocage connu sous le nom de MCAS), mais c’est un système critique, et que le dispositif permettant d’indiquer un manque de fiabilité de ce capteur est… optionnel ! Un 737 MAX coûte entre 100 et 115 millions d’euros (prix catalogue selon les options), mais se négocie autour de 52 à 62 millions d’euros, soit une réduction d’environ 50 %. La négociation de ces appareils est un véritable jeu de massacre qui se termine par des vies gaspillées. Tout cela pour un faible pourcentage… Quant aux passagers, ils craignent désormais le 737 car ils découvrent chaque jour une nouvelle surprise (manque de formation, ignorance des signaux faibles, mauvaise interface homme-machine…).

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Les dégâts sont faits et vont donc discréditer une industrie dont on dit qu’elle est fiable et pourtant le besoin de mobilité signifie que l’éponge prendra fin dès que la tempête passera. Le titre Boeing est passé de 440$ à 370$ et est maintenant stable. Même si les entreprises annulent des commandes, l’horizon reste clair pour les constructeurs aéronautiques et il y a fort à parier que le titre reprendra son rallye haussier. Pourquoi ? Parce que le Boeing 5000 737 MAX sur demande et aucun fabricant d’avions ne peut absorber ce volume.

Le titre de Boeing a une courbe qui ressemble à la courbe d’altitude des deux avions endommagés, mais la fin sera beaucoup plus heureuse pour les actionnaires qui auront compris qu’il y a un coup porté à ce titre…

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En conclusion, il faut toujours faire la différence entre la négociation et la négociation. Dans le négociation, il y a 3 gagnants (le vendeur, l’acheteur et l’utilisateur). Dans la négociation, il n’y en a qu’un (le vendeur ou l’acheteur). Dans ce cas, l’utilisateur est toujours perdant).

Lors de l’analyse de vos besoins et de l’analyse des leviers, ne négligez jamais tout ce qui touche à la sécurité des biens ou des personnes et n’oubliez jamais que la valeur intangible (marque, réputation…) est la première à subir de mauvaises analyses de coûts (directes et indirectes).

Yann Le Goff

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